• Marie d'Amico

Lecture pour différencier l'avoir de l'être...


C’est souvent une phrase, courte et limpide, entendue ici ou là, qui m’incite à acheter un livre et me donne l’impulsion de le parcourir. Elle doit être ancrée dans le réel de mon quotidien et me donner à penser, me bousculer pour s’inscrire en profondeur dans mon intériorité. Je la rumine, la ressasse, dialogue avec elle dans un monologue intérieur qui, souvent à mon insu, s’illumine peu à peu, prend corps et m’enseigne. C’est ainsi que j’ouvre ma vision et mon champs spirituel.


Pour pouvoir écouter et rejoindre la personne qui vient me trouver pour un accompagnement il me faut sans cesse décaper ce qui « s’encroûte » en moi, qui se fige et qui flétri…Cette phrase c’est le psychiatre, addictologue et clinicien – à la retraite depuis peu – Jacques Besson, qui l’a dite lors d’une conférence :


« L’addiction est liée à la spiritualité, puisqu’elle apparaît lorsque le verbe « avoir » devient plus important que le verbe « être ».


Sorti en 2017 « Addiction et spiritualité » nous propose une réflexion nourrie de l’expérience clinique de son auteur et inspirée de références multiples à travers l’histoire et la philosophie, jusqu’aux dernières découvertes de la neuroscience.

Une quête de sens identique est à l’origine de la spiritualité et de l’addiction, ce sont les deux faces d’une même médaille… l’une conduisant à la résilience, l’autre à la destruction.

Ce petit livre prend sa source à l'aube de l'humanité pour parvenir jusqu'à l'épidémie addictive de notre époque. Le fil rouge de cet écrit c'est l'espérance, une espérance nourrie de compassion.


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